Tian An Men – Cité Interdite – Marché de la Soie
Saloute !
Il me semble que je suis bien assidue… 🙂
C’est parce qu’aujourd’hui était une très chouette journée !
Nous sommes parties à 8h30 de la CNU, direction la place Tian An Men 天安门 en taxi (prix tout aussi ridicule que le bus…). C’est très impressionnant, avec le bâtiment de l’Assemblée du Peuple Communiste qui domine le tout, et l’énorme étendue que la place représente.
Pour la petite histoire, elle est située au centre de Pékin, et nommée ainsi (« place de la Paix Céleste ») car elle se trouve immédiatement au Sud de la Porte de la Paix Céleste, qui est l’entrée Sud de la Cité Interdite. Cette porte est ornée d’un portrait de Mao Zedong érigé à sa mort, où l’on peut lire 中华人民共和国万岁 (« Vive la République populaire de Chine ») et 世界人民大团结万岁 (« Vive l’ensemble des peuples de la terre »). Cette entrée de la cité impériale est une sorte de lieu de pèlerinage des chinois de tous les horizons pour venir honorer Mao, personnage pourtant très controversé de l’histoire de Chine (c’est devant cette porte qu’il a proclamé la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949. Le 1er octobre est aujourd’hui le jour de la fête nationale chinoise). De même, un mausolée est érigé en l’honneur de Mao sur la place Tian An Men. Pour revenir à celle-ci, en son centre se dresse un obélisque (Monument aux Héros du Peuple) de 38m de haut, qui symbolise le triomphe du peuple communiste. Cette place a été le foyer de nombreuses révolutions dévastatrices, notamment la révolution estudiantine de 1919 ou encore les commémorations des décès de ministres et gouverneurs chassés par le Parti. Toutes ces révolutions furent réprimées par la force et dans le sang… mais je vous en épargne les détails.
Le seul problème est qu’évidemment cette place est aujourd’hui noire de monde, et il est difficile de prendre des photos correctes sans tête de petit chinois dessus… Mais bon, elle est tellement grande qu’on ne peut pas se sentir à l’étroit. Elle est surveillée en permanence par police et militaires (il y a même un contrôle de sécurité à l’entrée, où les sacs sont scannés comme dans un aéroport, à cause justement du fait qu’elle représente un lieu d’expression privilégiée pour les dissidents).
En passant donc par la porte Tian An Men, nous pénétrons dans la Cité Interdite.
Encore une fois, pour les intéressés : la Cité Interdite (Gugong 故宫) est le palais impérial de Pékin dont la construction fut ordonnée par Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming, et réalisée entre 1407 et 1420. Ce palais, d’une envergure inégalée — il s’étend sur une superficie de 720000 m² — fait partie des palais les plus anciens et les mieux conservés de Chine. De nos jours, il est devenu un musée qui conserve les trésors impériaux de la civilisation chinoise ancienne (Wikipédia). Elle a servi de lieu de résidence aux empereurs des dynasties Ming et Qing.
Je suis un peu déçue de ne pas l’avoir visitée comme il fallait, on a été beaucoup trop vite. Mais bon, je reviendrai avec un audio-guide, et pour voir le Jardin Impérial.
Ce qui est impressionnant, c’est la propreté du sol, autant sur la place que dans la Cité. Pas un seul papier, même pas un mégot, par terre.
Après s’être repu d’un sandwich (ouf, quelque chose de comestible…), nous nous dirigeons harassés vers un parc, dans l’espoir de se reposer dans l’herbe. Hélas, l’entrée du parc est payante, et il est strictement interdit de toucher l’herbe… Grmbl… Qu’à cela ne tienne, on y reste une heure.
Nous prenons ensuite à nouveau le taxi pour nous rendre au Marché de la Soie, un immense bâtiment de 5 étages (je pense), véritable marché intérieur où se succèdent moultes petites échoppes de t-shirts, pulls, vestes, sacs, montres, chaussures et autres contrefaçons chinoises. Nous avons été initiés à notre premier marchandage. C’est vraiment très amusant, on arrive à descendre à 1/3 du prix de base, et ils réagissent tous de la même façon. Par contre, ce qui est moins agréable, c’est le fait que les marchands nous harponnent dans leur échoppe pour tenter de vendre, ce qui nous fait plus fuir qu’autre chose…
Vers 19h, nous rentrons en bus à la CNU le temps de prendre une douche, et puis nous rejoignons à nouveau nos camarades à Beiwai pour un repas (toujours peu comestible) et manger des gâteaux de lune, car aujourd’hui c’était la fête de la mi-automne.
Elle est célébrée le soir du 15e jour du huitième mois lunaire (d’où la traduction par 15 août), qui est toujours une nuit de pleine lune, Ce jour-là, la pleine lune est la plus ronde et la plus lumineuse de l’année, ce qui symbolise l’unité de la famille et le rassemblement. On s’accorde en général pour y voir la synthèse d’un ancien culte lunaire et d’une fête agricole, célébration des récoltes de l’année accompagnée d’un festin. C’est l’anniversaire du Dieu du Sol, le « fonctionnaire divin » local, et les paysans en profitent pour solliciter sa bienveillance pour l’année à venir. La fête de la mi-automne représente l’un des deux plus importants congés du calendrier chinois, l’autre étant la nouvelle année lunaire chinoise, ou Nouvel An chinois; elle est jour férié dans de nombreux pays asiatiques.
Le gâteau de lune est une pâtisserie chinoise consommée pendant la fête de la mi-automne (ou fête de la lune).
Il contient souvent des jaunes d’œufs salés (en général de cane) dont la forme rappelle la lune. La surface est décorée de motifs en relief ou de sinogrammes auspicieux, ou bien indiquant le contenu pour faciliter le choix des clients. Il en existe en effet différentes sortes, dont certaines typiques d’une région donnée. Pour satisfaire la demande des consommateurs modernes, le choix s’accroît d’année en année, et comprend en 2006 des versions glacées.
Aux gâteaux de lune est liée une anecdote historique: la tradition veut que le signal de la révolte des Chinois Han contre la dynastie mongole Yuan qui allait amener l’avènement des Ming ait été donné par le biais de messages cachés à l’intérieur de ces pâtisseries que seuls les Hans consommaient.
Nous passons ensuite le reste de la soirée dans un karaoké près de Beiwai, avec d’autres étudiants Erasmus français, polonais et américains. Leur karaoké est un peu dirigeant du nôtre : nous louons une salle et nous restons entre nous, ce n’est pas devant tout le monde… Et j’étais très impressionnée, parce que des salles ils en ont bien une quinzaine, chacune avec micro, baffles, écrans plasma et tout le tralala…
C’est ici que je vous laisse, cette journée était vraiment épuisante !
Bisous à tous, merci de me lire!

Houla, on dirait que tu as avalé une machine à écrire… 😀
C’est super sympa de pouvoir suivre tes aventures comme cela.
Papa
Moi j’aurais dit un clavier… 😀
Une différence d’époque? 😉
Quoi qu’il en soit, cela nous fait plaisir de te lire et d’avoir cette impression de te suivre dans ta découverte!
Bisous à toi!
Mélanie & Sébastien
Beijinhos Julie…
🙂